• As-tu vu Alphonse? : un film mettant en lumière les exploits de deux héros québécois

    La plupart d’entre nous ignorent que deux Québécois ont réalisé l’une des opérations clandestines les plus remarquables de la Deuxième Guerre mondiale. Le documentaire d’Alain Stanké As-tu vu Alphonse? raconte leur histoire extraordinaire.

    Le réseau d’évasion Shelburne fut considéré comme l’un des plus efficaces de la Seconde Guerre mondiale. La périlleuse mission de Lucien Dumais et de son compagnon Raymond Labrosse, les deux héros québécois instigateurs de l’opération, consistait à récupérer les aviateurs alliés abattus en France et de veiller à ce qu’ils fussent reconduits, sains et saufs, jusqu’en Angleterre. Grâce à leur audacieux stratagème, 135 aviateurs américains, britanniques et canadiens, abattus en territoire occupé, ont pu ainsi être rapatriés sains et saufs en Angleterre. L’histoire de Dumais, un « surhomme » qui ne mesurait qu’un mètre cinquante-sept, est loin d’être banale. Surnommé le croque-mort magnifique, ce dernier a pu réussir sa dangereuse mission en simulant parfois des enterrements avec des cercueils vides que les soldats allemands saluaient au passage!

    De nombreuses personnes ont contribué à la réussite de cette opération qui, miraculeusement, n’a jamais soulevé le moindre soupçon auprès de l’occupant nazi. Celles qui sont toujours vivantes ont toutes accepté de témoigner dans ce document. Tel est notamment le cas de Guy Hamilton (décédé après le tournage) qui deviendra célèbre comme réalisateur de films de James Bond, mais aussi de plusieurs convoyeurs, logeurs et agents de liaison qui ont fait fonctionner le réseau au péril de leur vie. Parmi les témoins présentés se trouve l’aviateur texan Robert Sweat, le dernier survivant du groupe des 135 alliés évacués par le Réseau. Fait à signaler : le capitaine du Motor Gun Boat 503, qui était chargé de faire traverser la Manche aux pilotes, n’était nul autre que David Birkin, le père de Jane Birkin. Cette dernière en témoigne dans le documentaire.

    As-tu vu Alphonse? révèle des faits inédits sur les héros de cette grande aventure de la Seconde Guerre mondiale restés cachés jusqu’à ce jour. Un documentaire passionnant présenté en deux parties.

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  • Faut-il en finir avec les devoirs à maison?

    Les devoirs représentent très souvent une source de stress pour les enfants, mais aussi, il faut bien l’avouer, pour les parents. Et si on les abolissait au primaire, tout simplement? L’équipe de Remue-ménage s’est rendue dans une école primaire d’Asbestos où les élèves n’ont plus de devoirs. Et ça donne des résultats étonnants.

    À l’école La Passerelle, le taux de réussite scolaire, notamment en français et en mathématique, est passé de moins de 80 % à 90 % depuis l’abolition des devoirs! Mais ce n’est pas dit que toutes les écoles obtiendraient le même succès. À l’heure actuelle, on n’a aucune idée du nombre d’écoles qui ont opté pour cette stratégie. Le choix d’imposer des devoirs ou non est le privilège de l’enseignant.

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  • Rebondir grâce au basketball

    Le basketball est l’un des sports les plus pratiqués au Canada. Dans une école de Montréal, des travailleurs sociaux misent justement sur cette activité pour motiver les élèves. Annie Hudon-Friceau, journaliste à l'émission Remue-ménage, s’est rendue à la polyvalente Jeanne-Mance, là où la passion du basketball retient les jeunes sur les bancs d’école.

    « Bien dans mes baskets » a fait des petits. Le programme est maintenant intégré à 15 établissements scolaires au Québec, et a même une visibilité internationale. L’instigateur du projet, Martin Dusseault, est invité à donner des conférences en Europe et aux États-Unis. Certains anciens du programme ont maintenant une carrière professionnelle en basketball!

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  • La crise identitaire des enfants de la loi 101

    La loi 101 a sans aucun doute réussi son pari de franciser les enfants issus de l’immigration au Québec. Mais ces jeunes ne se sentent pas Québécois pour autant.

    Un texte de Danielle Beaudoin

    « Je ne me suis jamais sentie Québécoise, mais j’ai habité ici toute ma vie, et mes parents aussi », confie une étudiante du Collège Vanier dans le documentaire Les Québécois de la loi 101.

    Ce grand reportage du chroniqueur culturel et journaliste-intervieweur Stéphane Leclair et de la réalisatrice et productrice Judith Plamondon est rempli de témoignages tout aussi déconcertants.

    Pour les 40 ans de la loi 101, les auteurs ont voulu voir comment se portaient aujourd’hui les jeunes issus de l’immigration. Oui, ils parlent français, mais s’identifient-ils à la culture québécoise? La réponse est non, à la grande surprise de Stéphane Leclair et de Judith Plamondon.

    Les auteurs ont notamment rencontré des étudiants issus de l’immigration dans deux écoles montréalaises : le collège anglophone Vanier et l’école secondaire multiethnique La Voie, dans Côte-des-Neiges. Ils ont découvert que ces enfants d’immigrants, nés ici ou arrivés quand ils étaient jeunes, vivaient une crise identitaire.

    Pour eux, se dire Québécois, c’est quelque chose de difficile, « parce qu’on leur refuse l’appartenance parfois, parce qu’ils ne connaissent pas bien la culture québécoise », constate Judith Plamondon.

    « T’es Québécoise? Mais tu viens d’où? »

    « C’est toujours les mêmes questions : "Vous venez d’où? Vos parents viennent d’où? Votre accent, ce n’est pas québécois?" », raconte une étudiante du Collège Vanier, dans le documentaire.

    Des jeunes affirment qu’on leur a si souvent refusé l’appartenance à la société québécoise qu’ils ont décidé de ne plus la revendiquer.

    Les enfants de la loi 101 sont nombreux à souhaiter que la définition de ce qu’est un Québécois soit plus inclusive, notent les auteurs du documentaire.

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  • Nouvelle série jeunesse : Le monde est petit

    Nouvellement offert sur Curio.ca, Le monde est petit, une série de capsules destinée aux enfants de 6 à 8 ans, traite de sujets parfois délicats liés à l’actualité. La série met en scène une astronaute, Caroline, et son ordinateur Marius, qui du ciel scrutent les sujets traités.

    La productrice de la série, Ève Tessier Bouchard de Toast Studio, explique : « Nous voulons accompagner les enfants dans une meilleure compréhension du monde d’aujourd’hui. Nous essayons de leur apporter des éléments pour saisir un monde qui est celui des adultes, dont ils peuvent se sentir exclus, car ils ne le comprennent pas. Nous terminons les capsules en mode action, en invitant les enfants à agir sur le sujet à leur niveau, ou en leur offrant une phrase de conclusion qui leur donne un certain pouvoir. »

    Outre le terrorisme, les sujets traités comprennent Donald Trump, les changements climatiques, les réfugiés syriens, la préhistoire, les télécommunications. Les vidéos peuvent servir aux parents et aux professeurs pour soutenir les petits dans leur compréhension du monde et de ses enjeux.

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  • La bataille de Terre-Neuve : un épisode dramatique de la Première Guerre mondiale

    La bataille de Terre-Neuve est un documentaire de Brian McKenna réalisé pour commémorer le centenaire de l’une des batailles les plus sanglantes de la Première Guerre mondiale, au cours de laquelle le Régiment de Terre-Neuve fut entièrement décimé.

    C’est dans le cadre d’une grande offensive sur le front ouest de la Somme, à Beaumont-Hamel qu’au matin du 1er juillet 1916 les quelque 800 soldats du Régiment de Terre-Neuve se lancent à l’assaut des positions allemandes. Le lendemain, il n’y en aura plus que 68 pour répondre à l’appel.

    McKenna a invité des descendants de ces soldats à revêtir l’uniforme et à revivre l’expérience de leurs ancêtres. Des moments-clés de la bataille ont été recréés dans des tranchées conçues à cette fin dans un champ de tir de la Défense nationale près de Saint-Jean. Quatre d’entre eux ont pu refaire la totalité du parcours : l’arrivée en Angleterre, l’entraînement en Écosse et la bataille ultime à Beaumont-Hamel. Le film met aussi en lumière la vie à Terre-Neuve durant la guerre, le sort des femmes et le rôle important qu’elles ont joué.

    À travers le regard des descendants, mais aussi grâce aux commentaires des historiens John Fitzgerald, Margot Duley, Adam Hochschild et Carl Pépin et à des reconstitutions historiques, on est en mesure de saisir toutes les dimensions de cette bataille et de ses conséquences sur la destinée de Terre-Neuve, qui était alors une colonie britannique. C’est en 1949 que Terre-Neuve se joindra au Canada.

    Par ailleurs, un site interactif de Radio-Canada vous invite à découvrir 29 parcours inspirés de faits réels, vécus par des hommes et des femmes de Terre-Neuve, plongés au cœur de la Grande Guerre. En naviguant à travers les témoignages, souvenirs et réflexions des personnages, on peut saisir les points de vue féminin et masculin sur la guerre.

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  • Nouvelle collection : Parcours historique de Montréal

    Le 375e anniversaire de la Ville de Montréal, c’est l’occasion parfaite pour replonger dans l’histoire de la métropole. À travers ces capsules « cartes postales », nous vous présentons divers lieux méconnus, insolites ou cultes de Montréal. Certains font toujours partie du décor et d’autres appartiennent maintenant au patrimoine disparu… raison de plus pour ne pas les oublier!

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  • Le Canada : une histoire populaire, la suite, 1991-2015

    À l’occasion du 150e anniversaire du Canada, les réseaux français et anglais de Radio-Canada proposent une suite en deux épisodes à la série diffusée au début des années 2000. 

    S’inscrivant dans la grande tradition du documentaire journalistique, Le Canada : une histoire populaire racontait en 17 épisodes les événements déterminants de notre histoire de l’arrivée des premiers habitants de la préhistoire à 1990. Le Canada : une histoire populaire, la suite, 1991-2015 s’intéresse aux événements qui ont transformé le Canada depuis le tournant du siècle en bouleversant nos idéaux et nos valeurs. Les deux nouveaux épisodes témoignent des 25 dernières années, selon la même formule, à la fois captivante et rigoureuse, qui caractérisait la série originale. Les acteurs et témoins de l’histoire se racontent, archives à l’appui, au fil de la trame dont Marie Tifo assure, comme précédemment, la narration française.

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  • Inuits à l'école : raccrocher en jouant dehors

    Texte et reportage : Sophie Langlois

    C’est la fin des classes cette semaine pour les élèves partout au Canada. Chez les jeunes Inuits, le simple fait de finir l’année est une réussite. Au Nunavik, 80 % vont décrocher avant d’atteindre le 5e secondaire. Pour les motiver, on les emmène de plus en plus découvrir leur territoire, notamment grâce au programme « Jeunes Karibus ».

    Les Inuits voient encore l’école comme l’instrument d’assimilation des Blancs, un endroit où ils perdent leur culture et leur identité, plutôt que comme une voie d’intégration au marché du travail. Depuis quelques années, la Commission scolaire Kativik offre donc de plus en plus d’activités d’apprentissage qui se déroulent en plein air.

    Les élèves se préparent toute l’année pour faire une grande expédition de ski de fond reliant deux villages dans la baie d’Ungava ou la baie d’Hudson.

    Le programme « Jeunes Karibus », c’est un peu le bébé de l’enseignante Valérie Raymond. « La vie des jeunes n’est pas toujours facile. D’avoir des projets positifs qui leur permettent de rêver, qui leur permettent de croire en eux, ça peut les aider à suivre un chemin un peu plus positif, une vie plus épanouie. »

    « Dès le mois d’août et durant toute l’année scolaire, nous avons plusieurs sessions par semaine pour [nous] préparer », explique l’enseignante Valérie Raymond. « Il y a de l’entraînement physique, des cours avec la nutritionniste, des ateliers avec des gens de la communauté. Pour apprendre à bâtir des igloos traditionnels, on va chercher un peu de connaissances traditionnelles. Il y a aussi tout l’aspect leadership, connaissance de soi, travail d’équipe, comment bien communiquer nos besoins dans des situations difficiles. On apprend aussi les premiers soins. On est en région isolée; qu’est-ce qu’on fait si on se blesse? Comment on gère les blessures? Il n’y a pas d’hôpital juste à côté. »

    Puis, le grand jour arrive enfin. En avril dernier, 45 jeunes et une vingtaine d’adultes ont affronté le vent et la tempête pour faire 92 kilomètres de ski de fond en cinq jours.

    « Un jeune en classe et un jeune sur le territoire, c’est deux univers totalement différents, selon Valérie Raymond. De voir l’aisance qu’ils ont sur le territoire, et le bien-être qu’ils projettent, c’est incroyable. Et de voir à quel point ils sont fiers, à quel point ils sont transformés après, ça n’a pas de prix. Maintenant, ils ont d’autres rêves et ils savent qu’ils peuvent les atteindre. C’est là que ça devient vraiment beau à voir. »

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  • Centre-ville : l'âge des lumières

    La rue Sainte-Catherine, paisible artère résidentielle, change de vocation en 1891 quand Henry Morgan décide d’y installer son grand magasin. Elle se transforme en un incontournable lieu de commerce, d’affaires et de divertissement. Dans les années 1940-1950, les enseignes au néon des cabarets foisonnent au centre-ville alors que Montréal est surnommée « The Paris of North America ». Charles Aznavour et l’effeuilleuse Lili St-Cyr y font sensation. Puis, la ville assiste à un spectacle de grande envergure avec la construction de la Place Ville-Marie, le plus important complexe d’affaires du monde à l’époque, devenue l’un des symboles de la métropole. 

    Ce 4e documentaire de la série Montréal, mon amour, mon histoire souligne les batailles menées au cœur de Montréal : la lutte contre la prostitution et les maisons de jeu, l’union de la communauté gaie contre la répression et les efforts des artistes du Théâtre du Nouveau Monde pour se bâtir un espace de diffusion permanent. Le récit des historiens côtoie des paroles intimes, comme celles de la comédienne Janine Sutto, pour raconter l’histoire d’une simple rue devenue l’un des phares de la modernité québécoise.

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