Le téléjournal Faire vivre les langues autochtones en ville

Le téléjournal Faire vivre les langues autochtones en ville

« Kuei! », lance en arrivant dans sa classe Nathalie Gressin. « Kuei », lui répond Joséphine Bacon. En ce mardi soir, la poétesse et professeure d’innu écrit au tableau et fait répéter une dizaine d’élèves. Dans le couloir, Bérénice Mollen-Dupuis, la chargée de projet en éducation du Centre Montréal autochtone regarde du coin de l’œil le cours qui se donne... et n’en revient toujours pas. Depuis septembre, dans cet organisme membre du mouvement des centres d’amitié autochtone, on donne des cours de cri de la baie James, d’innu et de mohawk. « On offre un programme culturel assez diversifié (artisanat, danse), mais les cours de langue étaient souvent demandés », explique Bérénice Mollen-Dupuis. L’enseignement des langues autochtones est très rarement donné à Montréal, sauf pour un peu d’inuktitut ou de mohawk. Pourtant, la demande est là et l’urgence de maintenir ces langues aussi. La majorité des 90 langues autochtones du pays sont menacées de disparition, selon Patrimoine Canadien et l’UNESCO. Seuls le cri, l’ojibwé et l’inuktitut ne le sont pas, même si elles restent vulnérables. Reportage du 1er janvier 2016.

  • 2016
  • 00:02:33
  • 13-14
  • Ajouté le: 19 fév. 2019
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