Enjeux Les enfants du péché

Enjeux Les enfants du péché

Dans les années 50 et 60, les crèches québécoises accueillaient des milliers d'enfants. Les sociétés d'adoption de l'époque avaient pour mission de placer, en premier lieu, ces enfants au sein de bonnes familles québécoises ou canadiennes. À cette époque, une femme non mariée qui tombait enceinte pouvait s'attendre à la réprobation d'une société encore imprégnée de valeurs traditionnelles et religieuses. Les crèches étaient bondées et les infirmières, surchargées. De nombreuses demandes d'adoption venaient de l'extérieur. Les autres pays faisaient appel au Québec, car bien des familles voulaient adopter des enfants blancs, catholiques et en parfaite santé. C'est ainsi que des centaines d'enfants sont partis vivre à l'étranger. Plusieurs de ces enfants devenus grands ont voulu retrouver leurs origines et leurs parents naturels. Pour certains, la réunification n'a pas été possible. Ces adoptions s'effectuaient en toute légalité. Mais à côté de celles-ci, il y avait les autres adoptions, beaucoup moins légales. Dans les années 40 et 50, à Montréal, un important marché noir d'enfants s'organise. Ce commerce illégal d'êtres humains s'effectuait entre New York et Montréal. De riches familles juives de New York venaient à Montréal pour acheter des bébés. Une idée de l'ampleur du phénomène : La crèche Saint-Vincent de Paul a placé en 15 ans 1 600 enfants aux États-Unis. C'est en 1954 qu'on a mis fin à ce trafic à la suite d'une arrestation spectaculaire.

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  • 13-14
  • Ajouté le: 13 jan. 2015
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