Le point Des autochtones rompent le silence

Le point Des autochtones rompent le silence

À l’heure où des accusations sont portées devant les tribunaux par d’anciens pensionnaires, ce reportage présenté au Point donne la parole à ces derniers et à des membres des communautés religieuses afin d’éclairer une situation complexe. Missionnaire oblat à l’école de Lebret en Saskatchewan, le père Jean-Paul Isabelle explique que l’objectif de l’éducation était de permettre aux autochtones de s’intégrer à la société et de gagner leur vie. Mais il reconnaît que, ce faisant, « on a totalement ignoré leur culture ». Durant toute l’existence du système, les administrateurs des écoles se butent au sous-financement chronique des écoles résidentielles pour autochtones. Le budget alloué dépend du nombre d’élèves, c’est pourquoi les internats sont souvent surpeuplés. Les conditions de vie déplorables qu’offrent les pensionnats, l’éloignement et le racisme ambiant créent une situation propice à la négligence et aux sévices, y compris les abus sexuels. La philosophie éducative de l’époque sanctionne le recours aux châtiments corporels et la sévérité constitue la norme dans la plupart des internats. Toutefois, dans le cas des pensionnats indiens, les études récentes révèlent que cette sévérité atteint un niveau qui frise l’intolérable. Le rapport d’un commissaire en 1896 souligne à cet égard que « ce genre de brutalité ne serait jamais toléré dans une école blanche, où qu’elle soit au Canada ». Épisode du 5 février 1997.

  • 1997
  • 00:26:08
  • 13-14
  • Ajouté le: 14 juin 2013
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