Aujourd'hui (1962-1969) Des ouvrières surexploitées

Aujourd'hui (1962-1969) Des ouvrières surexploitées

Organisatrice syndicale des ouvrières du vêtement pour dames dans les années 1930, Yvette Charpentier a commencé à travailler dans les manufactures textiles en 1914, à l’âge de dix ans. Comme elle l’explique dans cette entrevue, les conditions de travail dans ce qu’on appelle alors communément le « rag business » (l’industrie de la guenille) sont abominables. Elle travaille plus de dix heures par jour, six jours par semaine, pour un salaire dérisoire. En plus de la chaleur suffocante et des conditions d’hygiène déplorables dans les manufactures, les ouvrières doivent supporter le favoritisme des contremaîtres. Les ouvriers du textile comptent parmi les travailleurs industriels les plus exploités. Au Québec, l’industrie du textile est un des plus gros employeurs de femmes. En 1911, celles-ci composent la moitié des effectifs. Dans son rapport déposé en 1938, la Commission royale d’enquête sur l’industrie textile, ou commission Turgeon, décrit les conditions de travail particulièrement pénibles des ouvriers et ouvrières : semaine de 55 à 60 heures, conditions d’hygiène lamentables, salaires souvent payés à la pièce et contrôlés par le quasi-monopole exercé par la Dominion Textile. Reportage du 8 février 1967.

  • 1967
  • 00:09:01
  • 13-14
  • Ajouté le: 4 déc. 2020
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