Québec s'en-va-t'en guerre L'héritage

Sur 600 000 hommes, le Corps expéditionnaire canadien compte 60 661 hommes morts au combat. Beaucoup d’autres, à leur retour au pays, sont diminués physiquement ou psychologiquement. Selon les chiffres disponibles, 35 000 Canadiens français ont grossi les rangs durant la Grande Guerre. Pour les Québécois francophones, le 22e bataillon, l’unité spécifiquement francophone, enrôla à lui seul 5 600 Canadiens français du Québec dont 1 100 moururent au combat. La professionnalisation et la réputation des régiments canadiens-français constituent un solide héritage. La démobilisation et le voyage de retour furent extrêmement laborieux. Organiser la démobilisation de dizaines de milliers d’hommes est éminemment compliqué et surtout, le transport de retour exige des navires... introuvables. Mais la guerre de 14-18 connaît son lot de difficulté au moment de la démobilisation : à la complexe réadaptation à la vie civile s’ajoutent les séquelles et les traces de la guerre : chocs nerveux et PTSD, gueules cassées et troubles de toutes sortes sont le lot de plusieurs anciens combattants et des familles qui les accueillent. S’ajoute la délicate question des vétérans et de la reconnaissance de leurs sacrifices. Hier comme aujourd’hui, le débat reste entier. Mais le legs est immense. À Valcartier, l’armée reste une manière de vivre en temps de guerre et de paix. Les familles de militaires à Québec ressentent un mélange de fierté, de peur et de risques. Leur vie est faite de départs et de retrouvailles.

  • 2015
  • 00:22:06
  • 13-14
  • Ajouté le: 9 mai 2018
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